Festival Art Souterrain
Lieu d’exposition
Activités
Verticalités réappropriées (2025-2026)
Bronze, fils de coton, bois et sable de nivellement
Outil fondamental dans l’histoire de la construction des civilisations, le fil à plomb a
longtemps été utilisé pour établir la verticalité, l’alignement et la stabilité architecturale. Simple mais d’une grande précision, il incarne la relation entre le corps, l’habitat humain, la gravité et les lois physiques. Dans Verticalités réappropriées, sa logique fait écho à celle du pendule de Foucault, qui rend perceptibles les forces invisibles et la manière dont celles-ci influencent notre relation à l’espace, au mouvement et au monde.
L’artiste a fait de la production et de la transformation de la matière des éléments constitutifs de son œuvre. Mélangeant l’usage de la technologie à des méthodes artisanales traditionnelles, les procédés de fabrication des pièces qui la composent laissent leur traces successives dans les matériaux.
Dagenais se réapproprie ici le fil à plomb dans une posture féministe. Les fils, qui agissent comme des extensions de son corps, sont utilisés à travers des gestes performatifs pour tracer des lignes dans le sable. En employant la gravité comme contrainte mais aussi comme force créatrice, elle questionne les relations de pouvoir liées au genre et revendique le travail, l’effort et la verticalité en tant que modalités d’affirmation, de résistance et d’action.
Biographie
Originaire des Laurentides, Geneviève Dagenais est une artiste sculpteure basée à Montréal – Tiohtià:ke. Appuyée par la bourse Dale & Nick Tedeschi Studio Arts Fellowship et le Graduate Studio Arts Advisory Committee Award, elle poursuit actuellement sa maîtrise en beaux-arts (Sculpture and Ceramics) à Concordia. Elle détient un baccalauréat en arts visuels et médiatiques de l’Université du Québec à Montréal (2022) où elle reçoit le Prix d’excellence Thomas Corriveau et Mario Côté ainsi qu’une bourse du Fonds de la Faculté des arts. Son travail a été présenté à Artch (2021) où elle reçoit le Prix Coup de cœur Loto-Québec, puis à Arprim (2022) où elle obtient le Prix pour la relève Albert-Dumouchel. Son travail a été exposé à l’occasion de multiples expositions collectives. En 2025, elle présente ses plus récentes recherches dans le cadre de son premier solo Ombre portée au Musée d’art contemporain de Baie-Saint-Paul.
En collaboration avec l’Université Concordia

